La Robolution

La révolution par l’extension de la robotique (la Robolution) est beaucoup polémiquée ces dernières années. Des études prédisent la suppression de nombreux emplois avec l’avancée des recherches en IA et en robotique. Les chercheurs utilisent l’excuse de la « libération du temps pour vivre mieux ».

Selon Moshe Vardi, la robotisation va créer 50% de chômage partout dans le monde dont 42% des métiers et 3 millions d’emploisen France d’ici 2025. Une nouvelle génération de robot est en création afin de rendre automatique toutes les tâches dans le domaine de la santé, des transports, de l’information, etc. Selon Bill Gates « la technologie va réduire la demande d’emploi dans 20 ans surtout dans les métiers moins qualifiés ».

L’évolution de la robotique

Les robots industriels ne sont plus à présenter, car ils occupent la plupart des grosses usines. D’autres types de robots comme ceux qui calculent plus vite que l’homme sont en création. VerbSurgical développe ainsi des « robots-chirurgiens », les « robots-livreurs » d’Amazon sont en création et DoNotPay se met dans la peau d’un « robot-avocat ». Bien que la robotisation entraine la perte de millions d’emplois, il n’en demeure pas moins qu’elle participe à la création de plusieurs autres. L’arrivée des taxis et des camions sans conducteurs va permettre d’éviter de nombreux accidents et les robots infirmiers vont aider les médecins afin de mieux suivre les patients. Plusieurs autres avantages à la Robolution sont perçus. Les chercheurs attribuent une fonction destructrice créatrice aux robots. « Les robots ne vont pas voler tous les emplois, mais vont transformer la façon de travailler » déclare le cabinet Forrester. La robotique va ainsi créer 9% de nouveaux postes pour 16% d’emplois disparus. Gabriel Colletis affirme que « le robot complète l’homme pour lui permettre de se consacrer à des tâches plus cognitives et mobilisant son expérience ».

L’avenir des métiers

La fédération de la robotique encourage les gouvernements à aider les salariés aux compétences obsolètes à transiter vers les métiers d’avenir pour avoir une chance de s’en sortir après la suppression de nombreux emplois. Les métiers les moins touchés sont ceux qui nécessitent un niveau minimum d’implication humaine (créativité ou intelligence émotionnelle). Les traducteurs, interprètes, artistes, réalisateurs, chorégraphes, musiciens, danseurs, comédiens, managers, architectes, journalistes et les professionnels des relations publiques font partie des métiers les moins menacés, mais pas complètement à l’abri de l’automatisation d’une partie de leur tâche. Le travail de bureau et les tâches administratives sont les domaines les plus touchés, mais des emplois hautement qualifiés vont être créés dans l’informatique, les maths et l’ingénierie. D’autres emplois vont être liés à la robotique et au numérique comme les data scientists et les développeurs. Les téléconseillers, bibliothécaires, agriculteurs, bêcherons, vendeurs, mineurs, hôteliers, projectionnistes et le personnel administratif font partie de la liste non exhaustive des métiers les plus menacés. Les camionneurs (1/3 des camions automatisés d’ici 10 ans), les ouvriers en bâtiment (l’arrivée du robot-maçon : le SAM), les conseillers juridiques (39% de services automatisés d’ici 2020), les médecins (le robot médical d’IBM), les rédacteurs, les comptables et les analystes financiers sont les métiers où la robotique a déjà gagner du terrain.